À l’issue du Grand Prix d’Italie, course à domicile de la Scuderia Ferrari, le pilote monégasque Charles Leclerc a dressé un bilan réaliste et sans concession sur les espoirs de victoire de son équipe pour le reste de la saison. Selon lui, seuls trois circuits sur le calendrier restant pourraient potentiellement sourire au cheval cabré : ceux du Grand Prix d’Azerbaïdjan à Bakou, de Singapour et de Las Vegas. Même sur ces tracés, le pilote admet avec franchise que Ferrari abordera ces weekends en outsider, étant considérée comme la troisième force derrière Red Bull et McLaren.
Cette analyse fait suite à une course maison en demi-teinte sur le circuit historique de Monza. Parti de la quatrième place sur la grille, Charles Leclerc a livré un duel intense dès le départ contre Oscar Piastri (McLaren), mais n’a finalement pas réussi à progresser, terminant à la même position. De son côté, son coéquipier Lewis Hamilton, pénalisé par un recul de cinq places sur la grille à la suite de l’incident du Grand Prix des Pays-Bas, a réalisé une solide remontée depuis la 10e place pour se classer sixième. Un résultat honorable, mais qui confirme le retard de la SF-24 en termes de performance pure.

Interrogé par Sky Sports F1 pour expliquer son raisonnement, Leclerc a détaillé ses espoirs pour Bakou, un circuit qu’il affectionne particulièrement et où il a brillé par le passé. « Bakou est un circuit que j’adore, où j’ai été très fort dans le passé », a-t-il déclaré. Cependant, il tempère immédiatement cet optimisme en pointant le principal défaut de la monoplace de Maranello : son rythme en course. « C’est un tracé où il est aussi très facile de dépasser, et si vous n’avez pas le rythme en course, vous le ressentez immédiatement. » Cette faiblesse pourrait anéantir toute chance de victoire, même avec une bonne qualification.
Ce pronostic prudent de la part de son pilote leader souligne les immenses défis auxquels Ferrari est confrontée durant cette seconde moitié de saison. Malgré les progrès constants et les mises à niveau aérodynamiques, la SF-24 manque cruellement de performance en rythme de course longue par rapport aux Red Bull et McLaren. Les espoirs de la Tifosi se reportent donc sur des circuits atypiques, où la qualification et le chaos pourraient jouer en faveur de l’équipe italienne. La pression est immense pour que la Scuderia ne termine pas une saison de plus sans une victoire au compteur.