La saison 2025 s’annonce comme une nouvelle désillusion pour la Scuderia Ferrari et son pilote star Charles Leclerc. Christian Danner, ancien pilote de Formule 1, a livré une analyse cinglante de la situation actuelle de l’équipe italienne, comparant le sort du Monégasque à celui de Fernando Alonso et Sebastian Vettel par le passé.
« Ferrari continue de tourner en rond », assène l’expert allemand, pointant du doigt l’incapacité chronique du team à fournir une voiture capable de se battre pour le titre. Actuellement 5e du championnat avec 119 points, Leclerc semble effectivement condamné à une nouvelle saison de frustration.
La comparaison établie par Danner s’avère particulièrement pertinente. Fernando Alonso avait frôlé le titre à deux reprises avec Ferrari (2010 et 2012) avant de quitter l’écurie, tout comme Sebastian Vettel qui n’avait pu rivaliser avec la domination de Hamilton chez Mercedes.
« Leclerc vit exactement le même calvaire que ses illustres prédécesseurs », analyse Danner. « Un talent incontestable, mais prisonnier d’une structure qui ne parvient pas à lui donner les moyens de ses ambitions. » Le dernier titre mondial de Ferrari remonte à 2007 avec Kimi Räikkönen, une sécheresse qui commence à peser lourd sur la légendaire écurie.

La situation de Lewis Hamilton, arrivé chez Ferrari avec d’immenses attentes, n’est guère plus reluisante. Le septuple champion du monde peine à imprimer sa marque et semble tout aussi démuni que son coéquipier face à la supériorité des Red Bull et McLaren.
Cette double déconfiture interroge sur la capacité de Ferrari à relever la tête. Les problèmes semblent structurels : stratégies hasardeuses, développement inconstant de la monoplace, pression managériale excessive… Autant de maux récurrents que l’arrivée de Hamilton n’a pas résolus.
La question commence sérieusement à se poser. À 27 ans, Leclerc approche de ce qui devrait être le pic de sa carrière. Pourtant, au lieu de se battre pour des titres, il accumule les saisons de galère.
Certains observateurs commencent à suggérer qu’un changement d’air pourrait s’avérer salutaire pour le pilote monégasque. Mais où aller ? Red Bull et Mercedes semblent satisfaits de leurs duos actuels, tandis que McLaren a choisi sa voie avec Norris et Piastri.
Reste à savoir si Ferrari parviendra enfin à briser ce cercle vicieux qui mine ses ambitions depuis près de deux décennies. Pour l’instant, la lumière au bout du tunnel semble bien lointaine…